A la déclaration de guerre en 1914, l’uniforme militaire est complétement inadapté : les soldats portent un képi à coiffe de couleur rouge et un pantalon rouge garance…

Le képi ne protège pas et les premiers rapports médicaux font état du nombre élevé de blessures graves à la tête : « 77% des blessés le sont de la tête et 80% en décèdent ».
Dès l’été 1915, les soldats sont dotés d’un casque dit casque ADRIAN du nom du sous-lieutenant Adrian qui a mené le projet de réalisation de ce nouvel équipement. C’est une évolution du casque de 1895 des sapeurs-pompiers. Il est conçu, dans l’urgence, pour protéger les soldats des éclats d’obus qui explosent au-dessus des tranchées. Il est fabriqué dans une tôle d’acier et ne pèse que 670 à 750g (bien plus léger que les casques allemands ou britanniques). De couleur initiale bleu horizon, il est constitué de 5 pièces : un cimier destiné à amortir les chocs, une coque, une visière avant, une nuquière et une coiffe en cuir.

Vue de dessus

Pour se protéger un peu du froid en hiver, les soldats bourrent leur casque de tissu ou de papier journal.

1 600 000 exemplaires sont commandés aux usines Japy Frères à Paris et à Beaucourt et à d’autres usines aussi, pour en doter, en priorité et en urgence, les soldats de l’infanterie de ligne

Fin 1915, 3 125 000 casques équipent l’armée française.

Sur le devant du casque est placé un signe distinctif qui caractérise l’arme comme deux canons croisés pour l’artillerie, un caducée pour les services de santé….

Pour l’infanterie de ligne, c’est une grenade surmontée d’une flamme, estampillée des initiales « RF » pour République française.

Plus de 20 millions de casques ADRIAN 1915 ont été produits ; ils ont aussi équipé les soldats d’autres armées (belges, italiennes, russes…).

Mais leur protection est rapidement jugée insuffisante et la fabrication du modèle 1915 cesse en octobre 1918.
En 1926, une nouvelle version du casque ADRIAN, fabriquée en acier plus résistant, d’une seule pièce et de couleur kaki, vert puis marron, est adoptée par l’armée française jusqu’à la seconde guerre mondiale.

Ce modèle de casque reste utilisé par les forces de police jusque dans les années 1970 et par les pompiers jusqu’au milieu des années 1980.  

Sources : Wikipedia et site archivespasdecalais.fr
Ouvrage de F.Bertin « 14-18 La grande guerre. Armes, uniformes, matériels » Editions
Ouest France.