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La salle culturelle de l’hôpital remplie de ses pensionnaires

La chaleur suffocante à l’extérieur, avec des températures avoisinant les 37°C, est oubliée dans la salle de spectacle parfaitement climatisée. L’ensemble des patients est entouré de nombreux soignants et d’une belle équipe de benévoles courageux et motivés. Tout est en place pour près de 3 heures de spectacle.

La salle est pleine de ces vieux habitants de Chazelles qui conservent en mémoire ces souvenirs de la vie d’hier et les distillent avec autant de malice que de parcimonie. Il faut parler, provoquer le dialogue et puis écouter : on n’est pas déçus.

Les Farlots, avec leurs mélodies anciennes, excitent la mémoire et font fredonner le plus récalcitrant, tapoter des mains et des doigts le plus engourdi, sourire le plus inquiet, briller le regard le plus vide. Pour un averti, c’est un très beau cours de thérapeutique que de voir ces visages déformés par la souffrance physique et morale ou par la peur du lendemain, reprendre une calme allure sous l’effet d’un piano et de ces quelques belles voix.

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Le groupe « Les Farlots » en scène.

On n’assiste pas cet après-midi à une « Hospitalo nox » mais une « Farlo lux » très hugolienne dès que les premières notes sont lancées.

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Robert Durand au piano, André Séon à la baguette.

Bravo les Farlots, merci pour eux.

Ci-dessous, l’Hymne des Farlots qui a très vite enthousiasmé l’auditoire avec cet air un peu plus que centenaire.