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Le Ski-Club de Chazelles (SCC pour abréger) fait partie des anciennes associations de la ville qui a toujours eu une place privilégiée car elle associe jeunes et personnes âgées dans un sport qui allie plaisir et compétition. Certes ce ne sont pas les monts du Lyonnais qui ont poussé Chazelles à développer cette Association car il y a très peu de station toute proche autour si l’on exclue la commune multiple si particulière de Larajasse, L‘Aubépin et Lamure avec des pistes balisées pour le ski de fond autour du crêt Malherbe, point culminant de la région. Il y avait bien aussi sur le Pilat la station du Bessat mais il fallait traverser Saint-Etienne. C’est donc tout naturellement que les Farlots amoureux de ce sport se sont tournés vers les Montagnes du soir qui culminent à 1600 mètres, toujours enneigées l’hiver, et qu’ils admirent chaque jour, leur donnant des couchers de soleil occidentaux inégalables.

Le SCC s’est donc formé en 1954 autour de Marcel Perraud, un jurassien immigré passionné de ski. Il a choisi à l’époque une solide équipe de personnes totalement convaincue que ce sport allait se démocratiser, se développer, être accessible aux jeunes sans rester une discipline réservée aux fortunés de l’époque qui pouvaient partir dans les Alpes sans soucis financier.

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Ce visionnaire s’est d’ailleurs vite convaincu d’obtenir des diplômes nécessaires à l’accompagnement et à l’instruction de groupes qu’il a pu ainsi emmener à Chalmazel, station très proche qui démarrait, possédait un téléski au lieu-dit de Chapouilloux.

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Cet équipement avait été mis en place en 1953 par la Société de Mécanique Gauchon de Boën-sur-Lignon (il est devenu par la suite propriété de la commune de Chalmazel)

La première saison 1954-1955 s’est faite autour d’amis passionnés, entrainé par Marcel Perraud, Noël Protière, René Gagnaire notamment. Ils avaient mis sur les «bois» Maurice Vial, un ami peu ardent au départ. Cependant, après plusieurs sorties dans cette petite station, il avait appris à aimer ce sport et sa convivialité. Il s’était d’ailleurs équipé de ski fabriqué par un ami de Marcel Perraud, fabricant dans le Jura et s’était fait offrir de belles chaussures adaptées par son père.

Chalmazel était l’endroit rêvé pour de telles sorties amicales et conviviales. Il n’y avait qu’une ferme-auberge familiale merveilleusement tenue par la famille d’André Combréas et située tout près du téléski. Cet établissement comportait un bar, un restaurant, une salle hors-sac. Tout était géré, des verres aux tasses en passant par les assiettes et les casseroles, par l’un ou l’autre des membres de la même famille, très généreuse, accueillante et extrêmement soucieuse des deniers de ses clients. Parmi les membres, on trouvait aussi Marc, devenu un très bon skieur régional puis moniteur national ; le premier de la station de Chalmazel officiellement reconnu par les instances nationales. L’Auberge était bien sûr aussi fréquentée par les promeneurs profitant des 1200 mètres qui ouvraient les appétits. Il n’y avait pas encore la télécabine mais quelques téléskis.

C’est en 1967 qu’est créée la première télécabine à 4 places, une merveille pour l’époque. Il a été inauguré par Antoine Pinay, président du Conseil Général quelques mois avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. Il est à l’origine du développement de la station avec un petit centre sportif comportant des magasins de sport, une 2° auberge et des petites boutiques. En effet, tandis que se créent ces ateliers pour vente, réparations et locations de ski avec André Combréas, l’Auberge des Granges est ouverte par la famille Chazelles, assurant aussi casse-croutes et boissons chaudes.

On peut alors monter à 1600 mètres avec les « œufs ». Les auberges restent toujours aussi conviviales. La hauteur aiguise les appétits et les histoires de ces fins de journées qui se terminent au vin ou au chocolat chaud, le tout accompagné de casse-croutes mémorables.

Le SCC s’est d’abord laissé emmener tout régulièrement et naturellement à Chalmazel par les fameux cars Bertrand, puis la « La Flèche Bleue », société chazelloise de transport qui fonctionnait encore au départ du SCC avec des moteurs thermiques gazogènes, des directions à grand rayon rendant les montées montagnardes souvent folkloriques et très physiques quand il fallait pousser avec du « cheval-homme ».

Puis il a aussi organisé des sorties sur Saint-Anthême et progressivement s’est frotté aux pistes et stations alpines avec des cars peu habitués aux « grandes routes montagnardes » qui n’avaient pas à cette époque l’allure d’aujourd’hui : chaque croisement de véhicule y était un exploit qu’exécutait alors Louis Civier, le conducteur de l’époque, avant Henri Moulin.

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Pour étayer l’aventure du SCC nous allons vous proposer la liste impressionnante des divers lieux de stockage du matériel destiné aux sorties multiples notamment scolaires et aux départs dominicaux.

1-Garage de Marcel Perraud, boulevard du Nord

2-Dépôt de bois de Maurice Vial, Rue E. Provot.

3-Atelier de sabotier de Clovis Granjon Impasse Paparelle

4-Ateliers et Bains Douches de la Mairie

5-Sous-sol de la Mairie

6-De nouveau Bains Douches de la Mairie

7-HLM des Jardins

8-Route de Saint-Galmier dans une pièce des locaux de l’Usine Blanchard

9-Local au Théâtre Ecole à côté du Cinéma où il se trouve encore aujourd’hui pour un temps.

Pendant toute cette époque le SCC a grandi, multiplié le nombre de ses adhérents et ses capacités à offrir aux chazellois de tout bord les joies d’un sport qui a toujours été considéré comme couteux tant au niveau du matériel que des sorties. En est naturellement sortie une équipe de compétition officielle sous l’impulsion de Lionel Vivier et Jean-Philippe Lhopital, définitivement adoptée en 2012 avec la création d’un Grand Prix de la Ville sur les pistes de Chalmazel.

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L’Aventure scolaire et sa réussite.

Dès 1959, avec l’aide les services postaux et de Mr Vaissière, receveur, s’organisent les « jeudis puis les mercredis de neige » destinés aux enfants. Cette activité devient vite une priorité pour le SCC qui s’équipe en conséquence. C’est un des traits les plus marquants de cette Association chazelloise qui a ainsi permis à tous les enfants de gouter aux plaisirs de la neige, quelles que soient les conditions sociales. 

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Pages d’histoire.

40 ans

Sans parler d’une grande fête des 40 ans du club en 1994 reprise dans un Echo chazellois de l’époque avec de nombreuses photographies, en 2014 le SCC a fêté ses 60 ans d’existence avec les honneurs et les fastes des officiels, dont Jacques Eloi, président du comité du Forez et délégué départemental, entouré des derniers présidents dont Jean-Claude Lhopital, l’actuel, successeur de Paul Venet. Il y avait  Pierre Véricel, maire de Chazelles,  Pierre Tholly, élu chazellois et président de l’Office municipal des Sports. Chacun avait alors le souvenir de Marcel Perraud, décédé quelques mois plus tôt. Michelle Colly a reçu, à cette occasion la medaille d’argent de la J. et S.

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On oublie aussi souvent de parler des secrétaires des Associations qui sont la colonne vertébrale de ces institutions. Evoquons ainsi, Germaine Poncet, Pascale Grange ou Michelle Colly qui a notamment reçu le 20 novembre 2014 une très belle distinction: la médaille d’argent de la Jeunesse et des Sports. Elle a été une des plus jeunes adhérentes, un pilier de l’association et a entrainé longtemps les poussins lors des mercredis puis des jeudis des neiges. Elle est aujourd’hui trésorière. N’oublions pas aussi que l’engagement associatif du SCC va au-delà du ski, touche le Téléthon et les Colis de Noël annuels.

Aujourd’hui les sorties se font en covoiturage pour la plupart des skieurs et notamment ceux de compétition. Il en est de même des adhérents. Des cars scolaires continuent cependant à être organisés pour les mercredis des neiges.

L’épopée des cars d’hier a disparu. Leur confort actuel ne permet plus d’ailleurs de parler d’aventure.

Aujourd’hui le SCC  a 124 adhérents, ce qui en fait une très grosse association à Chazelles. Le nombre a sensiblement diminué ces dernières années du fait du bouleversement des rythmes scolaires. Il assure en liaison avec  le Comité du Forez de la FFS l’obtention des diplômes jusqu’au stade des flêches sur le site de Chalmazel. La saison commence en décembre et se termine en avril. Le président actuel est Jean-Claude Lhopital.

La grande et belle aventure: la relation des Jeux Olympiques avec le SCC, il y a 50 ans!

La date marquante pour le SCC restera à vie celle du 31 décembre 1967 où quelques membres furent sollicités, comme dans tous les comités régionaux de Rhône-Alpes, pour porter la flamme olympique, en vue d’allumer la grande vasque construite pour les jeux d’hiver de Grenoble, en 1968.

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Michelle Fournand, Éliane Cherbut, Michel Grataloup, Roger Roux et Maurice Vial se sont relayés sur le domaine de Chalmazel, accompagnés par Pierre Malmenaide et Jacky Chanavat pour transporter cette flamme, arrivée à Saint-Etienne le 30 décembre 1967 depuis Lyon, pour être prise en relai le Jour de l’An 1968 à Clermont-Ferrand en ayant traversé les Monts du Forez le 31 décembre 1967, passant par Chalmazel, inaugurant au passage le nouveau télécabine extrêmement moderne à l’époque.

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https://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-tcd4-de-pierre-sur-haute-poma-1578.html

Resituons le parcours de la flamme olympique en France :

l-PARIS 19-12-67

2-REIMS 21-12-67

3-NANCY « 

4-STRASBOURG 22-12-67

5-LA BRESSE

6-BUSSANG

7-MONTBELIARD

8-METABIEF

9-LES ROUSSES

l0-HAUTEVILLE

11-LYON 29-12-67

12-ST-ETIENNE 30-12-67

13-CLERMONT-FERRAND l-l-68

14-LE MONT-DORE

15-AURILLAC

16-BRIVE

17-BORDEAUX 4-l-68

18-MONT-DE-MARSAN

19-PAU 6-l-68

20-CAUTERETS

21-LA-MONGIE

22-SUPERBAGNERES

23-AULUS-LES-BAINS

24-TOULOUSE 12-1-68

25-AX-LES-THERMES

26-FONT-ROMEU 13-1-68

27-PERPIGNAN 14-1-68

28-MONTPELLIER 16-l-68

29-MARSEILLE 17-1-68

30-VIZZANOVA 18-1-68

31-TOULON 19-1-68 32-

NICE 20-l-68  

33-VALBERG

34-BARCELONNETTE

35-SUPERDEVOLUY

36-VARS

37-BRIANÇON

38-LES-DEUX-ALPES

39-ST-JEAN-DE-MAURIENNE

40-ST-FRANCOIS-LONGCHAMP

41-COURCHEVEL

42-VAL-D’ISERE

43-MORZINE

44-CHAMONIX du 21 au 31-1-68

45-MEGEVE 2-2-68

46-LA CLUSAZ

47-AIX-LES-BAINS 4-2-68

48-ST-PIERRE-DE-CHARTREUSE

5-2-68-GRENOBLE 6-2-68.

ski

Tout le monde connait à Chazelles Michelle Colly qui fût porteuse de la flamme et dont voici la photo et le titre.

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Ce parcours a failli ne pas être mis en place car le 13 décembre 1967, s’installait un coup d’Etat en Grèce qui a fortement perturbé les organisateurs venus prendre possession du flambeau qui ne partira à bord d’un Boeing 707 d’Air France pour Paris que le 19 décembre. Arrivée en France, le succès est immense et plus de 2 millions de personnes viendront voir sur les routes et chemins cette flamme voulue par le général de Gaulle pour Grenoble. Il inaugure ces jeux à Grenoble le 7 février 1968 et c’est Alain Calmat, le patineur, qui allume la grande vasque située au sommet d’un immense escalier.

La télévision retransmet pour la première fois une émission en couleurs.

Cet épisode de la vie de Chazelles ne pouvait pas être mis à l’ombre puis dans l’oubli.

Grands-parents et vieux oncles s’en souviennent encore ! Parlez leurs ! Ils seront ravis de vous raconter cette histoire.

Il nous reste à remercier Michelle Colly, Maurice Vial et Agnès Grange pour leur aide et leur iconographie. S’il y a des erreurs ou des omissions, merci de nous le signaler pour correction.