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plan du château et de ses annexes avec la tour Jean Besson à droite

Chazelles sur Lyon était une ville fortifiée d’abord autour d’un château occupé par les chevaliers de Saint Jean et qui comportait en dehors de ses enceintes des jardins et des vergers et à l’intérieur, autour du château lui-même, une cour, une prison, son église, un hôpital et des maisons d’habitation très regroupées . Le château comportait trois tours dont une à chaque extrémité d’un bâtiment central exposé nord/sud.  Un étage surmonté d’un grenier était accessible grâce à un escalier hélicoïdal inclu dans la troisième tour hexagonale sur la face nord. Un bâtiment, servant de prison et de grenette, rejoignait la partie « est » à l’église. Il permettait aussi le passage des occupants du château vers l’église: il y avait une ouverture privée donnant directement sur le choeur. Une grosse tour carrée de hauteur supérieure à tous les autres élements de construction et servant de donjon était présente à cet endroit. La reproduction des plans du château et des enceintes est publiée ci-dessus et dessous. (documents fournis par Henri Brun)

enceintes

La première enceinte

La première enceinte a été établie à l’arrivée des chevaliers à la fin du 11° siècle. Sa configuration est bien décrite dans le livre de Hippolyte Bourne qui nous sert de référence. Elle est marquée en rose violet sur les figures. Elle comporte deux portes: la porte Saint Roch ouvrant sur la route de Lyon et la porte de l’église (la porte actuelle située à coté de l’Office de Tourisme sous forme d’une arche de pierre recouverte de tuiles ne correspond pas à celle-ci: cette « décoration » est beaucoup plus tardive même si elle donne un petit coté médiéval au passage vers la cour du château. Cependant nous la nommerons comme telle par facilité) donnant sur les vergers et jardins. Il y a cinq tours en plus de celles du château déjà mentionnées. Depuis la porte de l’église le mur d’enceinte rejoint à l’ouest la tour de Jean Besson au fond d’une impasse en face de l’église, puis il va en direction de la tour Paparelle (nous gardons cette orthographe utilisée par les historiens et qui n’est pas celle de la plaque urbaine où l’on trouve Paparel: cela devrait faire l’objet d’une recherche, famille forezienne? Notons l’existence d’une rue Paparelle à Feurs). De la il rejoint vers le nord la tour de Henri Besson puis tourne à 90° vers l’est en direction de la tour Saint Roch et sa porte. L’enceinte suit grosso modo le futur boulevard du Nord. Les maisons sont appuyées à la muraille et il existe aussi un ilôt central d’habitations entre cette rangée de maisons et celle donnant sur la place de l’église. Arrivé à Saint Roch le mur prend la direction de l’est jusqu’au premier angle de la place Poterne qui comporte une nouvelle tour, il vire alors à nouveau à 90° pour terminer son chemin sur la grosse tour-donjon carrée.  Tout cela a été profondément modifié au fil des siècles et l’on ne trouve plus grand chose aujourd’hui en dehors des restes du château avec le bâtiment central et un morceau de mur de la tour sud. On peut deviner l’existence de tours: celle de Jean Besson au fond, celle Paparelle au début de l’impasse du même nom. Par chance, la tour de service hexagonale a gardé toute son originalité et mérite d’être protégée.

détail d'un plan de ville montrant la rue de l'hôpital, la tour Jean Besson, une tour du château et l'ancienne Poterne

détail d’un plan de ville montrant la rue de l’hôpital, la tour Jean Besson, une tour du château et l’ancienne place de la Poterne

La deuxième enceinte

Elle aurait été construite au moment de la guerre de Cent Ans pour protéger les faubourgs d’une ville qui avait pris de l’extension. Elle réalisait un cercle partant de la tour Henri Besson et rejoignant celle de Jean Besson avec trois portes: l’une au nord, la porte du Terrat ou de Fumont, une autre au sud, la porte de l’hôpital et la dernière à l’ouest, la porte de Montbrison. Elle avait trois tours en dehors des deux plus haut citées: une tour en face du quartier de la Grange Caderat en bas de l’impasse de Versailles, une après la porte de Monbrison, la tour Machique et une au coin du clos de l’hôpital (lequel n’était pas à cette époque à l’emplacement actuel). La construction d’un mur fortifié adossé aux différents maisons avait été facilitée par l’autorisation qu’avait donné à cette époque le commandeur de la place: la faculté de démonter le château de Reculion et les restes de l’église de Saint Romain-le-Vieux. On en aurait profité au même moment pour renforcer la première enceinte dans laquelle des ouvertures avaient été progressivement réalisées au détriment de la sécurité. De tous ces éléments de défense, il ne reste plus rien. Tout au plus devine-t-on leur existence passée à la forme arrondie des rues qui se sont ouvertes à leur place. Les plus anciens chazellois se souviennent de la tour du clos de l’hôpital qui se trouvait encore il y a quelques décennies au bas du jardin public avec un reste de mur qui descendait vers le « fond de ville ». La tour Machique a été détruite au début du 19° siècle après un long procès intenté  par la propriétaire des lieux: Madame Buer. Elle a permis l’ouverture de la rue de l’Hôpital. Personne n’a de souvenir de la tour qui se trouvait en face de la rue Caderat. Il en est de même de la porte de Fumont et de celle de l’Hôpital quand on peut en deviner l’existence de celle de Montbrison, au « fond de ville ».

 UNE PETITE PROMENADE DANS CHAZELLES

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Si, comme nous, vous n’avez pas vu la moidre muraille dans ce petit tour de Chazelles, n’hésitez cependant pas à le refaire à pied tranquillement en regardant à droite, à gauche, en vous retournant de temps à autre. Prenez-vous à rêver sur ces temps lointains où la pierre et le pisé « bâtissaient ». Vous trouverez alors ces vieilles maisons dans les rues et leurs impasses avec ces jardins ou cours communes et leurs murs mitoyens. Elles ont fait le dessin du Chazelles d’aujourd’hui même si des constructions plus récentes se sont interposées dans ces alignements ou blocs ou  avec plus ou moins de bonheur.

vue aerienne chaz