En faisant des recherche sur internet, je suis tombé sur l’annonce d’une belle exposition à l’Atelier-Musée du Chapeau qui avait été proposée en 2002-2003 avec de nombreuses explications sur l’origine de la tradition des bonnets pour enfants.

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exemple de bonnets chinois  images de Christi Lan Lin

Voilà plus de 13 ans que l’on avait donc mis en vedette ces bonnets chinois qui protégeaient les enfants du froid et des mauvais esprits. Cette tradition de se couvrir le crâne est d’ailleurs quasi universelle et s’associe généralement à une coutume traditionnelle comme chez les « catherinettes »  ou une religion comme chez les indouistes, les juifs ou les catholiques (il n’y a pas si longtemps qu’une femme devait obligatoirement rentrer la tête couverte dans une église et le prêtre a longtemps porté la calotte d’où l’expression de calotin pour un ecclésiastique), une mode comme chez les britanniques, un vêtement la nuit pour se protéger du froid, un ustensile pour protéger les cheveux… et une nécessité absolue chez le chazellois !

C’est Christi Lan Lin*, possesseur d’ une collection exceptionnelle de bonnets chinois en avait prêté une soixantaine à l’Atelier-Musée de Chazelles-sur-Lyon, capitale française du chapeau dans la première moitié du 20° siècle. Elle avait parlé de sa passion pour ce vêtement rempli et orné de mille symboles, reflet, dans sa confection, d’un amour maternel protecteur.

Cela m’a soudain rappelé ces costumes de mandarin et petits chapeaux chinois que l’on mettait à Chazelles chaque année à l’occasion de la Journée des Missions, en début d’année civile, qui se préparait à l’avance avec la confection des habits et des bonnets. La journée était consacrée à prier et recueillir des fonds pour les missionnaires.

L’origine historique de cette journée voulue par « l’Oeuvre Missionnaire de la Sainte Enfance » remonte aux années 1850-1900, période de grand élan pour l’Eglise Catholique en vue de convertir les pays nouveaux. Il se disait alors qu’en Chine les enfants étaient vendus, sinon tués par leurs mères. Il fallait donc aller les sauver.  Quoi de plus naturel que d’intéresser à cette action les petits chrétiens. « Les enfants aident les enfants ».  En 1922 le Pape approuve le caractère pontifical de cette action et toutes les écoles confessionnelles catholiques instaurent cette journée. Chazelles n’y échappe pas.

Voici quelques images de ces journées d’autrefois (trois années successives 1946 ; 1947 1950)  qui ont disparu à Chazelles dans les années 50. Certains reconnaitront sur une photo Sœur Zélie qui organisait cette journée dans sa classe.

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Les mamans chazelloises savaient aussi confectionner ces beaux bonnets  entièrement brodés.

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Chez les Farlots, on savait depuis logtemps à quoi servait la tradition de se couvrir la tête et en plus on en vivait !

Le refrain de la chanson de l’Oeuvre Pontificale de la Sainte Enfance de Paul Tchen Kouy Tcheou vous est proposé ci-dessous:

*Symbolism of Chinese Children’s Bibs (English and Mandarin Chinese Edition) Paperback – September 22, 2006 by Christi Lan Lin (Author)